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Music
Masses, Stabat Mater, motets.
Life
Sylvain de Lescazes <sylvain.de-lescazes
total.com> is looking for any information about my great grand father, Emmanuel de Lescazes (1847-1931) who held the organ at Pau (France) cathedral towards the end of the 19th century. He composed several pieces which were recently played in France (Lescar 2003) and Germany (Hamburg, München 2005). If you know more, please let him know.
[in French]
Jérôme Antoine Emmanuel de Lescazes est né à Montauban le 31 août 1847. Il est admis en 1865 à la fameuse école Niedermeyer où il a pour maître Camille Saint-Saëns et Clément Loret pour l’orgue et comme compagnon Eugène Gigout, André Messager...
Il est donc nommé maître de chapelle à St-Jacques en 1868. Très tôt, Lescazes compose des pièces pour la maîtrise (voir le programme de l’inauguration de l’orgue). Nous trouvons, deux messes, deux Stabat Mater, de nombreux motets et une dizaine de pièces d’orgue. Quelques paroissiens se souviennent encore avoir chanté ou écouté le Stabat Mater daté de 1889.
En 1891 eut lieu la première restauration. C’est Lescazes qui en assure la direction et c’est Michel Roger qui est choisi comme facteur d’orgue.
Voici un compte rendu des travaux effectués paru dans la presse:
"L’harmonie des jeux, dont la puissance a été augmentée a acquis une délicatesse et une suavité que nous ne lui connaissions pas. La soufflerie, grâce à une disposition ingénieuse est plus abondante pendant que l’effort nécessaire pour la faire fonctionner devenait moins grand (17), la distribution du vent, mieux réglée, sert sans houppement toutes les parties de l’orgue. La mécanique et ses nombreuses machines pneumatiques ont été revues avec soin: Il fonctionne maintenant avec une précision mathématique".
En 1898, nouvelle tranche de travaux. Cette fois, on ne touche pas aux tuyaux ni à leurs sonorités. On change la traction de l’instrument qui était depuis 1870 mécanique avec machine Barker. Sous la direction de Lescazes, Jean-Batiste Puget installe une traction pneumatique tubulaire, qui rendra l’instrument plus maniable (légèreté des claviers, commodité de la console) mais moins précis pour restituer le jeu de l’organiste. L’instrument garde sa composition et sa sonorité de 1891.
Le jeudi 10 avril 1902 à 15h 30, Charles Marie Widor donne un récital.
En 1908 Gaston Maille, facteur d’orgues à Bordeaux procède à une révision de l’instrument n’apportant que de légères modifications à la boite expressive et aux jeux du récit. Nous ne savons pas quel fut la nature exacte de ces modifications.
En 1912 la maison Puget installe la soufflerie électrique, libérant ainsi l’instrument des souffleurs et des lourdes mécaniques à balancier que manœuvraient avec leurs pieds deux hommes qui disait-on, "semblaient monter à une échelle fuyante".
En avril 1924, un deuxième concert est organisé. cette fois c’est André Marchal qui joue avec le concours de la Schola de St-Jacques.
Le temps passe, l’organiste titulaire Emmanuel de Lescazes a vieilli, il compose peu et a laissé depuis quelques années la schola, qui est dirigée par Francis Ancibure. C’est l’époque où l’on découvre Bach, et la musique ancienne. Il joue ses compositions et improvise mais c’est dans l’indifférence. On entend ça et là quelques critiques, musique pas sérieuse, légère et trop facile. Le directeur de la schola et l’organiste ne s’entendent pas très bien (deux mondes musicaux se confrontent). A Saint-Martin, l’organiste Czerniewski démissionne en 1927, la charge étant trop lourde, et meurt en 1932. Emmanuel de Lescazes tient son instrument qu’il a toujours tendrement aimé, jusqu’en janvier 1931, jouant pour la dernière fois le jour de l’Adoration Perpétuelle, après 63 ans au service de la paroisse.
Quelques jours après, il tombe gravement malade. Il meurt le 26 juillet de la même année après six mois de maladie. Avec lui c’est tout une époque qui se termine, celle de "la belle époque paloise".


